PRESSE ET ÉTAT DU SÉNÉGAL : UNE ÉQUATION À RÉSULTATS INCONNUS
Le secteur des médias au Sénégal traverse ces derniers temps une profonde période de crise sans fin escompté. Une forte période de turbulences marquée par des difficultés financières et économiques pour bon nombre d’entreprise médiatiques sénégalais. Ainsi, une grande masse des sociétés de presse à l'image des quotidiens le Stade/Sunu Lamb entendent fermer leur groupe pour cause de plusieurs coups de milliards de dettes dues au fisc. Une situation qui du moins est critique et inqualifiable, et pousse ces dernières notamment la presse écrite à geler ces activités.
Le 24 Mars dernier, un vent nouveau empreinte d'espoir de changement souffle au Sénégal avec l'élection de Bassirou Diomaye FAYE à la tete de la République du Sénégal. Elu sous la bannière politique de Pastef-les Patriotes, Diomaye et ses compagnons arrivent au pouvoir avec la ferme volonté d'observer un changement systémique et constructif du Sénégal. Sous le tryptique du Juub-Juubal-Jubaanti, le nouveau gouvernement entend redresser le pays longtemps plongé dans une crise qui jouait aux cachettes, qui un jour fait face à ces réalités courantes. Un redressement qui passe inévitablement par le paiement des impots dus au fisc par les entreprises qui excercent un service publique. Ces dernières en particulier les entreprises de presse sont sommés par l'Etat du Sénégal de pays les dettes dues au fisc. Ce qui a naturellement provoqué automatiquement la fermeture des quotidiens Sunu Lamb et Stades qui n'ont autre choix que d'arreter l'impression quotidienne de journaux a déclaré leur propiétaire Mamadou Ibra Kane. Cependant, une fermeture de sociétés de presse qui risque d'en produire d'autres dans les jours ou mois à venir, car nous avons transmis deux lettres ouvertes au Président dans l'espoir d'un accord éventuel, mais sans succès poursuivit le Président du Africomes et du CDEPS. Ceci dit les patrons de presse sont entre le marteau et l'enclume et doivent dans un temps relativement court redéfinir leur business-plan pour échapper au pir et préparer un avenir sur de leurs sociétés. Cela indubitablement par des objectifs bien précis et un travail sérieux rompu à la tache loin des « fameux » des Aides à la Presse ou de façon plus modérée maintenant le Fond d'Appui à la Presse ou encore des conventions signées avec le gouvernement d’antan qui ne faisaient que bâillonner le peuple, enrichir les patrons de presse et appauvri les jeunes reporters, qui nuits et jours sont sur le terrain et laissés aux dépourvus. Face à ce concours de circonstances, les entreprises de presse, par ricochet le patronat doivent se réinventer en se conformant aux règles édictées par le droit, assainirent en permanence le milieu afin d’avoir une vision d’une presse libre, indépendante, équilibrée et juste.
Modernisation des modèles économiques
Les médias sénégalais rencontrent depuis des lustres des problèmes économiques et financiers qui plongent bon nombre d’entreprises de presse au bord du gouffre. L'un des principaux défis auxquels ces dernières sont confrontées est la dépendance excessive aux revenus publicitaires et l’appui à la presse, qui sont stoppés nette par le nouveau régime en place depuis le 24 Mars dernier. Il est d’une obligation ferme que toutes les entreprises de presse paient les dettes dues au fisc. Ces dernières appelées communément impôts font partie des conditions sine qua none pour une émergence espéré d’un pays. Il est donc une urgence capitale d'adopter dorénavant des modèles économiques diversifiés et pour gagner en masse des ressources financières afin d’éponger leurs milles et une dette. Cela passe inévitablement par une variation des options telles que les abonnements numériques, le crowdfunding et la vente de contenu exclusif qui permettent à ne pas en douter d’engranger des revenus en masse. Cette diversification des sources de revenus aidera les patrons de presse à réduire considérablement la vulnérabilité économique des entreprises de presse et à garantir une certaine indépendance éditoriale.
Renforcement de la formation et du professionnalisme
La qualité de l'information dépend grandement des compétences des journalistes. Au Sénégal, cette dernière fait défaut et a perdu gracieusement de l’aile au fil des années. Il est donc essentiel et urgent de renforcer la formation professionnelle continue des professionnels de l’information pour éviter certains comportements pas caducs menés par les journalistes soit par la plume, soit par la voix. Les programmes de formation doivent inclure des modules basés sur les nouvelles technologies, l'éthique, la déontologie journalistique et aussi la vérification des faits communément connus sous le nom de fact-cheking. Certes les temps ont évolué le journalisme s’est joint au modernisme ; mais la pratique du métier, les principes de bases doivent rester inchangés pour garder un équilibre entre les anciens et la jeune garde. De plus, la création de centres de formation et de recherche en journalisme peuvent contribuer à élever les standards professionnels et à encourager une culture approfondie bâtie, sure de rigueur et de précision. Ceci pour permettre aux professionnels de l’information d’être bien alertés et documentés avant de faire passer d’informations justes et vraies.
Adaptation aux technologies de l’information et de la communication
La transition numérique avec l’émergence forcée des technologies de l’information et de la communication offre une immense opportunité pour dynamiser le secteur des médias sénégalais, qui rappelons-le est dans une crise économique et financière inédite. Les entreprises médiatiques doivent se réinventer en mettant les gros moyens dans les nouvelles technologies qui représentent à n’en pas douter un facteur positif pour certains médias en détresse. Ces dernières permettraient dans la même logique d’améliorer et faciliter la collecte, le traitement et la diffusion de l'information. Cela peut-être fait de façon modérée et efficace en l'utilisation les plateformes de médias sociaux, des applications mobiles et de l'intelligence artificielle peut permettre une plus grande portée et une meilleure interaction avec le public. Cependant, cette transition nécessite également une gestion adéquate pour éviter les dérives, telles que la propagation de fausses informations ou encore la mésinformation, tares grandissantes dans le monde médiatique sénégalais.
Promotion de la collaboration et des partenariats
Les médias sénégalais peuvent bénéficier de collaborations et de partenariats stratégiques. Les alliances entre médias locaux et internationaux peuvent faciliter le partage de ressources financières, de compétences et d'expériences. De plus, des partenariats avec des organisations de la société civile peuvent renforcer les capacités de reportage et promouvoir des initiatives de journalisme d'investigation. Cette approche collaborative peut également aider à aborder les questions de financement et à élargir l'audience.
Sensibilisation et éducation du public
Enfin, il est essentiel d'éduquer le public sur l'importance d'une presse libre et indépendante. Il est important de mener des campagnes de sensibilisation peuvent aider à cultiver une population informée qui soutient et défend la liberté de la presse. L'éducation aux médias dans les écoles et les universités peut également jouer un rôle crucial en développant une pensée critique chez les jeunes et en les préparant à consommer l'information de manière responsable. Face aux difficultés rencontrées pr les médias dernièrement, il urge de surmonter les défis du secteur des médias au Sénégal nécessite une approche plus précise et globale. Cela passe sans aucun doute par l’adoption des modèles économiques innovants, en renforçant la formation, en intégrant les nouvelles technologies, en protégeant la liberté de la presse, en favorisant les partenariats et en sensibilisant le public, les médias sénégalais peuvent espérer une sortie de crise et un avenir plus stable et prospère.
Mamadou Elhadji LY / CESTI

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