LES EMBOUTEILLAGES A DAKAR : UN VRAI CALVAIRE




Image prise par Mamadou Elhadji LY, en guise d’illustration sur les embouteillages 



Ce n'est plus un secret pour tout le monde, les embouteillages à Dakar constituent un séreux problème. Ce sont actes visibles partout dans la capitale sénégalaise et sa banlieue. Attendant que le développement du transport en masse prenne enfin son envole et malgré le bon paquet de milliards investi par l'Etat du Sénégal pour éradiquer ce fléau qui gangrène la société sénégalaise; les embouteillages constituent un goitre difficile à soigner. L'Etat du Sénégal, de par ses politiques publiques met à disposition des sénégalais, deux moyens de transport révolutionnaires tels que le Train Express Régional en 2021 et le Bus Rapid Transit en 2024.  Ces derniers sont à la base construits pour éradiquer les bouchons chroniques à Dakar, limite les réduire au maximum. Il y a aussi ponts et autoponts qui ont été réceptionnés et malgré touts les efforts consentis par l'Etat, le mal persiste toujours.  De plus, il est fortement remarqué que des moyens de transports(le BRT en particulier) précédemment cités causent plus de problèmes qu'ils ne créent de solutions.

Les embouteillages font perdre énormément de temps aux sénégalais, particulièrement aux élèves qui partent à l'école, aux employés qui quittent au fin fond de la banlieue pour aller travailler en ville, aux personnes malades transportées dans les ambulances et dire que ce temps, c'est de l'argent ! Ces bouchons font aussi perdre une grosse manne financière à l'Etat chaque année, d'après les derniers chiffres donnés par l'Etat, ces  derniers sont à cents milliards de Francs CFA. Par ailleurs, une des des réelles causes de ces bouchons à Dakar et ses périphéries. Et avec la venue du TER et BRT, l'Etat perd plus de d'argents et les populations souffrent de plus en plus. Par contre, il ne faut pas se voiler la face, la vrai raison est que sur les dix huit millions de personnes au Sénégal, la moitié de ces dernières, soit plus de 8 millions vivent à Dakar et ne quittent carrément les lieux que lors des fêtes de Korité et de Tabaski, le Gamou, le Magal. Et parmi ces dernières, la majorité ont une activité génératrice de revenues et se déplacent pour aller travailler. Chose qui va constituer en quelque sorte un grand blocage. 

L'autre raison est que tout est concentré à Dakar, l'ensemble des services sociaux de bases de l'Etat sont rassemblés dans une seule périphérie, Dakar. Malgré, les moult efforts consentis par l'Etat pour la délocalisation et la déconcentration, de ces dernières avec l'Acte III de la décentralisation. En outre, il faut que l’Etat concrétise par des projets. Cela pousserait les jeunes à rester chez, plutôt que de partir à Dakar pour des lendemains incertains, qui plus est sans travail fixe bien payé. L’Etat doit obligatoirement renforcer ces milieux en manque de services sociaux de bases et surtout d’emplois pour la jeunesse. Pourquoi? Parce que Dakar est sur une presqu’île et est logé dans une zone extensible. Cette dernière est configurée de sorte qu’elle ne doit pas accueillir un certain nombre de personnes.

En gros, les embouteillages constituent un sérieux pour les automobilistes et passagers pour Dakar et sa banlieue. Malgré les gros moyens financiers utilisés par l’Etat(le TER et le BRT) pour les éradiquer ou à minima les limiter, le mal persiste toujours. Il est temps que l’Etat Sénégalais avec l’acte III de la décentralisation, mette en œuvre un projet ambitieux pour inciter les personnes en quête d’emploi à Dakar, à rentrer au bercail. Cela permettra Dakar de souffler un gros bol d’air frais, les voitures et passagers de circuler librement sans encombre.

  


       

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