CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LE GENOCIDE SUBI PAR LES TUTSI AU RWANDA

CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LE GENOCIDE CONTRE LES TUTSI


Ce Mardi 07 Mai 2024, le Centre Africain d'Etudes Supérieures en Gestion(CESAG) a abrité la Conférence Internationale sur le génocide perpétré contre les TUTSI au RwandaEn effet, il y a de celà trentes ans, un mois et un jour avait débuté un des massacres les plus violents et meurtriers de l'histoire perpétrés par les Utus contre l'éthnie TUTSI.

 Une conférence internationale qui a reçue la présence de personnalité de hautes marques notammant l'ambassadeur du Rwanda au Sénégal Jean Pierre KARABARANGA, les ambassadeurs du Mali, du Burkina Faso, de la Guinée, le Ministre Rwandais de l'Unité Nationale et de l'engagement civique Jean Damascene BIZIMANA, l'Envoyé Spécial du Président de la Commission de l'Union Afrique pour la prévention contre les crimes de génocide et autres atrocités DR Adama DIENG, du Procureur Général du Mécanisme exercant les fonctions résiduelles des Tribunaux Pénaux et Internationaux Serge BRAMMERTZ, du Pésident du Conseil d'Administration du Musée des Civilisations Noires de Dakar DR Racine SENGHOR, Dior Fall SOW, ancienne magistrate et Première Procureure de la République du Sénégal, du Général Babacar FAYE, ancien du contingent sénégalais de la MINUAR(Mission des Nations Unies pour le Rwanda), du DR Philibert GAKWENZIR enseignant-chercheur et Président d'IBUKA, de l'écrivain et historien Boubacar Boris DIOP, du Dr Fode NDIAYE Président du Centre d'Excellence pour le Leadership et le Management pour le Développement de l'Afrique et ancien coordonateur résident du Système des Nations Unies au Rwanda, de la Directrice Générale du CESAG Pr Worou Rosaline DADO, du Directeur Général du CESTI Dr Mamadou NDIAYE. 

Ces invités de classe exeptionnelle n'ont pas manqué à l'appel pour feter et commémorer pour le trentième anniversaire du génocide perpétré contre les TUTSI au Rwanda. Cette conférence de très haut volet a été l'insigne occasion pour les différents panélistes d'intervenir de long en large dans leurs domaines de prédilections et de faire jaillir la lumière sur les zones d'ombres ensevelis de contre-vérités et mensonges.

A l'entame de la journée, une minute de silence a été observée en la mémoire et l'honneur des centaines de milliers de personnes victimes massacrées, tuées, violées lors de cette triste et sombre journée du 07 Avril 1994 au Rwanda. Dans la meme foulée, l'audience a accueilli les mots de bienvenue de l'ambassadeur du Rwanda au Sénégal, Monsieur Jean Pierre KARABARANGA et du Ministre de l'Unité Nationale et de l'Engagement Civique Jean Damascene BIZIMANA, qui après avoir présentés leurs salutations aux invités de marques sont revenus beaucoup plus en largeurs sur l'histoire du génocide et l'importance de rendre honnneur et fierté les victimes. Ils ont pendant leur temps de parole abondé dans le même sens, en commémorant d'abord les TUTSI, victimes du génocide et en invitant la communauté internationale à faire jaillir la lumière sur le sujet du jour. D’ailleurs, c’est dans cette lignée que des mesures juridiques, instructives, économiques ont été prises pour refonder le Rwanda dans tout son ensemble.

Sur le plan juridique, il a été un facteur majeur de la refonte presque parfaite vue du Rwanda de nos jours. En réalité, après le sanglant massacre orchestré contre les TUTSI, bon nombre d’organisations intergouvernementale et sociétés civiles se sont levées pour réclamer la justice. Pour ces derniers, il n’y avait aucune alternative à la justice et qu’il fallait réparer tous les préjudices causés contre les TUTSI. Ainsi, rwandais et rwandaises se sont mis d’accord qu’il fallait se tendre la main, épaule contre épaule faire une réconciliation nationale. Malgré , son affaiblissement croissant durant le massacre de 1994, avec 400 personnes hommes et femmes dans les Cours et Tribunaux rwandais, chargés de juger les coupables du génocide. Bien avant cela, la ces affaires sont rendues facile grâce au Gatchacha, une justice transitionnelle qui recensaient les victimes et coupables avant de les transférer aux juridictions de droit pour leur condamnation. Au finish, 1 millions 950634 personnes jugées par le Gatchacha, plus de 1200 personnes ont été condamnés à perpétuité, d’autres à des travaux de services publics dédiés à la nation.

Sur le plan économique, le Rwanda s’est bien efforcé de faire des avances économiques notoires, après que la paix et la stabilité soient revenus en tant mots maîtres de chaque rwandais. Pour se relever, le Rwanda a développé des stratégies de management appliquées en multipliant son PIB brut par 7, en réduisant drastiquement la pauvreté de 78% à 37%. Deux facteurs qui contribuent positivement à l’essor du pays. Il est noté une fort taux de présence de la gente féminine dans les cabinets de la fonction publique et au parlement rwandais respectivement 71% et 52%. En réalité, ils ont mené des politiques publiques visant à inclure tous les citoyens imbus de volonté et compétence sans distinction de race, ni de sexe. À travers, une vision traduite en chiffres 20.20 puis 20.25, le Rwanda s’est relevé économiquement, de sorte que le PIB Brut a grimpé 4066 $ à 13600 $. En gros, par ces « home ground solutions », rwandais et rwandaises se sont réinventés en appliquant une bonne gouvernance sobre et vertueuse, une autonomie self relience, un leadership imposant.

Ils ont aussi par ailleurs, refait leur pays en termes de revenus gagnés par tête et surtout leur image à l’échelle internationale, histoire d’accueillir plus d’étrangers visiteurs et développement en masse leurs activités touristiques. Cela est passé, notamment avec leur capitale Kigali, qui est devenu une ville motrice en Afrique au delà de leur terre. Cette dernière représente la 2ème ville qui accueille le plus de conférences en Afrique et 3ème dans le monde, d’après les dernières données par fournies Internationale Organisation Associations of Conferences.

Sur le plan éducatif, le gouvernement rwandais a aussi dégagé d’énormes solutions pour mettre tous au même niveau. En réalité, le rôle de l’éducation dans la lutte permanente et l’éradication à jamais des phénomènes violents à l’image du génocide perpétré contre les TUTSI et utus modérés. Il a été démontré par le gouvernement rwandais en allant dans les profondeurs et contrées du Rwanda pour enseigner la jeunesse, la douleur provoquée à l’encontre des TUTSI. Car pour le pouvoir en place au Rwanda, la vraie histoire doit être déchiffrer et montrer  aux jeunes, ce par des productions écrites transmises à la jeune garde pour éclairer leur lanterne. Ceci en les appelant à croire aux valeurs culturelles rwandaises, instaurant le « Umuchikirana », le dialogue social et culturel, le « agachiro » signifiant « la valeur, c’est toi-même qui te la donne », le « Istero » une réunion de jeunes pour des formations professionnelles et les rendre fiers d’être rwandais. 

En gros, 30 années après le génocide orchestré par les TUTSI le 7 Avril 1994, le Rwanda a montré un tout nouveau visage à la face du monde. Rwandais et rwandaises ont reconnu l'existence du massacre, les coupables et les victimes. Ainsi, la paix proclamée, la stabilité revenue; le Rwanda est un pays exemplaire malgré toutes les souffrances endurées pendant plus de trois décennies en termes de restructuration de sa politique économique et éducative.  




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