ATHLÉTISME-JO : LOUIS FRANÇOIS MENDY PREND SA RETRAITE INTERNATIONALE
« Le haut niveau n’est pas une plaisanterie ! », c’est en ces termes que Louis François Mendy s’est exprimé suite à son élimination aux portes de la finale des Jeux Olympiques. Une élimination in extremis qui douche tout espoir de médaille olympique du peuple sénégalais. Une nation en quête de médaille depuis 1988 avec l’épopée majestueuse de Amadou Dia Ba.
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| Crédit Photo : Wiwsport |
Belle course… mais une élimination au goût amer
Auteur d’une très belle qualification lors de son entrée en lice avec un record personnel accompli 13.31, l’athlète sénégalais, âgé de 25 ans a échoué de très peu pour valider son ticket pour la finale du 100 mètres haies des Jeux Olympiques. Le hurdler sénégalais a terminé 3ème de sa course juste derrière les deux premiers. Un score qui l’élimine et éteint tous les espoirs de Louis François Mendy de glaner une médaille olympique pour le Sénégal.
Louis François Mendy, un talent a bonifié
En 2024, l’athlète de 25 ans a gagné successivement les Jeux Africains et les Championnats d’Afrique d’athlétisme et établi un record national en 13.18, lors du Meeting National d’Athlétisme de Troyes. Des performances de hautes factures qui démontrent les nombreuses qualités de l’athlète sénégalais a raté de peu le coche de la finale des Jeux Olympiques. Il a par ailleurs, tout de même dénoncé un manque criard d’accompagnement moral et financier de la part de la Fédération Sénégalaise d’Athlétisme et du CNOSS. « Je n’avais pas tous les moyens que je voulais pour aller en finale… » a déclaré l’athlète sénégalais sur ses réseaux sociaux suite à son élimination aux portes de la finale. C’est dire que les fédéraux l’ont pas assisté comme il l’aurait souhaité.
Cette élimination met en lumière les défis auxquels sont confrontés de nombreux athlètes sénégalais, notamment le manque de soutien institutionnel. Mendy, comme d'autres talents, n'a pas bénéficié d'un appui suffisant de la part de la Fédération Sénégalaise d’Athlétisme et du Comité National Olympique et Sportif Sénégalais (CNOSS). Ce manque de soutien s'est bien traduit dans cette compétition avec un accès limité aux ressources essentielles, comme les équipements de haut niveau, mais aussi un entraineur de qualité, qui n'a obtenu son accréditation quelques jours avant l'entrée en lice du hurdler sénégalaise. Une chose déplorable pour un compétiteur dont une nation était dérrière pour une médaille olympique.

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