CONVOCATION DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE EN SESSION EXTRAORDINAIRE : DISSOLUTION DU HCCT ET CESE EN VUE
Dans un communiqué officiel publié par la Présidence de la République, une session extraordinaire de l'Assemblée nationale est convoquée par la Président de la République, Bassirou Diomaye FAYE ce jeudi 29 août 2024. Cette dernière aura pour mission d’examiner un projet de loi portant modification de la Constitution. Ce décret, transmis au Président de l'Assemblée nationale le 26 août 2024, marque une étape cruciale dans l'évolution institutionnelle du pays.
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| Crédit Photo : Présidence de la République |
La réforme constitutionnelle proposée vise à supprimer deux organes consultatifs importants mais budgétivores à tout point de vue : le Haut Conseil des Collectivités territoriales (HCCT) et le Conseil économique, social et environnemental (CESE). Ces institutions, qui devaient jouer un rôle consultatif auprès des pouvoirs publics notamment l’exécution à temps plein des décisions politiques, pourraient disparaître si le projet de loi est adopté par les députés lors de cette session parlementaire d’urgence convoquée par le Président de la République.
Une décision controversée mais censée au fond
Cette décision du Chef de l'État de convoquer une session extraordinaire suscite déjà de vives réactions au sein de la classe politique en particulier l’opposition et de la société civile. Pour certains, la suppression du HCCT et du CESE représente une atteinte à la démocratie participative et au dialogue social entre les institutions de la République. Ces deux instances sont en effet perçues comme des espaces de concertation indispensables, permettant aux différentes composantes de la société de faire entendre leur voix sur les grandes orientations du pays.
D'autres, en revanche, estiment que ces institutions sont coûteuses et peu efficaces, et que leur suppression pourrait permettre de rationaliser le fonctionnement des institutions publiques. Selon les partisans de la réforme, il s'agit de recentrer les ressources sur les institutions exécutives et législatives, considérées comme plus directement responsables devant le peuple.
Un enjeu de taille pour l'Assemblée nationale
La session extraordinaire du 29 août 2024 s'annonce donc décisive sur tous les compartiments. Les débats s'annoncent animés, tant les enjeux sont importants pour l'avenir institutionnel du pays. Les députés devront se prononcer sur la pertinence ou non de ces modifications et sur leur impact potentiel sur l'équilibre des pouvoirs et la représentation des différentes forces sociales et territoriales.
Quoi qu'il en soit, cette session extraordinaire restera un moment fort de la vie politique nationale, et son issue pourrait bien redessiner les contours de la gouvernance du pays. Le débat est lancé, et tous les regards sont désormais tournés vers l'Assemblée nationale, qui aura la lourde tâche de trancher sur cette réforme controversée.
Mamadou Elhadji LY / CESTI

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