FOOTBALL - LIGUE DES CHAMPIONS : UNE SOIRÉE
Ce mercredi soir, la deuxième journée de la phase de groupes de la Coupe aux grandes oreilles a offert un cocktail de surprises, d’émotions et de retournements inattendus. Alors que l’attention se portait naturellement sur les grands favoris de cette édition, c’est finalement plusieurs clubs outsiders qui ont réussi à s’illustrer, renversant les pronostics. Aston Villa a réalisé l’exploit de la soirée en battant le Bayern Munich (1-0), tandis que le Benfica a humilié l’Atlético de Madrid (4-0). De leur côté, Monaco et la Juventus ont arraché des victoires héroïques, après avoir été menées. Retour sur une soirée riche en rebondissements.
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| La Coupe aux grandes oreilles |
Aston Villa fait plier le Bayern Munich
Tous les regards étaient tournés vers ce choc entre le Bayern Munich, fort de son statut de favori, et un Aston Villa en pleine renaissance européenne. Les Villans, revigorés sous la houlette d’Unai Emery, avaient déjà écrasé les Young Boys (3-0) lors de leur premier match et voulaient confirmer contre l’ogre bavarois, vainqueur retentissant du Dinamo Zagreb (9-2) lors de la première journée. Ce duel semblait une formalité pour le Bayern, mais Aston Villa a déjoué les attentes avec une performance défensive et tactique impressionnante.
Dès le coup d'envoi, les Bavarois ont montré leur intention de s’imposer en contrôlant le jeu. Harry Kane, qui s’était illustré avec un triplé lors de la précédente journée, a tenté de prendre la défense adverse de vitesse dès la 7e minute, mais sa tentative a été stoppée par Emiliano Martinez, et le but fut de toute façon invalidé pour hors-jeu. Les Villans, loin d’être intimidés, ont su répliquer grâce à Ollie Watkins et surtout Amadou Onana, dont les efforts ont mis à mal la défense allemande.
C’est finalement en seconde période que le tournant du match s’est produit. Sur une contre-attaque parfaitement menée, Pau Torres, solide tout au long du match, a délivré une passe millimétrée à Jhon Duran, entré en jeu quelques minutes plus tôt. L’attaquant colombien, avec sang-froid, a lobé Manuel Neuer pour offrir une victoire historique à Aston Villa (1-0, 79e). Cette victoire n’est pas seulement un exploit pour le club anglais, elle envoie également un signal fort à tous ses adversaires potentiels. Le Bayern, de son côté, voit sa campagne européenne malmenée par ce coup d’arrêt inattendu.
Benfica humilie un Atlético méconnaissable
S’il y a bien une rencontre qui a pris des proportions cataclysmiques pour l’une des équipes en lice, c’est celle entre le Benfica et l’Atlético de Madrid. L’Atlético, pourtant victorieux lors de son premier match face au RB Leipzig (2-1), s’est effondré face à une équipe de Benfica affamée. Les Colchoneros, privés de nombreuses solutions créatives au milieu de terrain, ont rapidement cédé sous la pression du pressing haut et agressif des Portugais.
Dès la 13e minute, Fredrik Aursnes récupère un ballon mal négocié par la défense espagnole et sert Kerem Aktürkoglu qui inscrit le premier but d’une frappe bien placée (1-0). Ce coup de tonnerre ne sera que le début d’une soirée cauchemardesque pour Diego Simeone et ses hommes. Malgré quelques tentatives désespérées, l’Atlético n’a jamais réussi à inverser la tendance, touchant même la barre sur une frappe de Samuel Lino (37e).
La deuxième mi-temps fut encore plus cruelle pour les Madrilènes, qui concèdent trois autres buts. Angel Di Maria transforme un penalty (52e), suivi d’un but de la tête d’Alexander Bah (75e), avant qu’Örkun Köckü n’assène le coup de grâce sur un second penalty (4-0, 84e). Avec cette large victoire, Benfica montre qu’il faudra compter sur eux dans ce groupe relevé, tandis que l’Atlético, relégué à la 23e place du classement, devra rapidement se remettre en question s’il veut éviter une élimination prématurée.
Monaco arrache un match nul inespéré face à Zagreb
Le déplacement de l’AS Monaco à Zagreb avait tout d’un piège. Après leur victoire 2-1 contre le FC Barcelone, les Monégasques arrivaient en Croatie avec l’espoir de continuer sur leur lancée. Cependant, le Dinamo Zagreb, humilié 9-2 par le Bayern Munich lors de la première journée, a montré un tout autre visage ce soir. Dès les premières minutes, les Croates ont imposé une intensité physique et technique qui a pris les hommes d’Adi Hütter par surprise.
Martin Baturina, omniprésent au milieu, a mené la charge pour Zagreb, distillant des ballons dangereux et orchestrant les attaques croates. Sur l’une d’elles, il permet à Petar Sucic d’ouvrir le score juste avant la pause (1-0, 45e+3). À la 66e minute, Baturina, encore lui, creuse l’écart avec un magnifique raid solitaire (2-0). À ce moment-là, Monaco semblait sombrer.
Mais les Monégasques n’ont pas dit leur dernier mot. Mohamed Salisu a réduit l’écart sur corner (2-1, 74e), avant que Denis Zakaria n’arrache l’égalisation sur penalty à la 89e minute (2-2). Ce match nul inespéré permet à l’ASM de repartir de Croatie avec un point précieux, bien qu’il soit encore loin de la qualification.
La Juventus renversante contre Leipzig
Dans un match tout aussi palpitant, la Juventus a fait preuve d’un immense caractère pour renverser le RB Leipzig dans une rencontre où tout semblait mal engagé. Après une première mi-temps où Loïs Openda et Benjamin Sesko avaient donné l’avantage aux Allemands (1-0), la Juventus s’est retrouvée à dix après l’exclusion de Michele Di Gregorio (59e). Pourtant, loin de se laisser abattre, les Turinois sont revenus au score grâce à Dusan Vlahovic (1-1), avant de prendre l’avantage dans un final haletant avec un but salvateur de Francisco Conceição (3-2, 83e).
Cette deuxième journée de Ligue des Champions a montré que, malgré les attentes et les réputations, aucune équipe n’est à l’abri de la surprise. Aston Villa, Benfica et la Juventus se sont illustrés par leur résilience et leur capacité à renverser des situations difficiles. Tandis que le Bayern Munich, l’Atlético de Madrid et Leipzig, pourtant favoris, devront se remettre en question pour éviter de sombrer davantage. Cette soirée mémorable restera dans les annales, rappelant une fois de plus que la Ligue des Champions est imprévisible et cruelle pour ceux qui se reposent sur leurs lauriers.
Mamadou Elhadji LY / CESTI

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