SENEGAL - CULTURE : LE PRESIDENT BASSIROU DIOMAYE FAYE ASSISTE A LA BIENNALE DE DAKAR 2024

À Dakar, la 34e édition de la Biennale de l'art africain contemporain a débuté dans une atmosphère empreinte de respect et de reconnaissance pour les pionniers de l’art sénégalais. C’est le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, marquant l'importance de cet événement dans le panorama culturel mondial. Cette édition, placée sous le thème « The Wake, l’éveil, le sillage, xàll wi », met l’accent sur le rôle de l’art contemporain comme vecteur de réflexion sociale et d’engagement face aux défis d’un monde en perpétuelle mutation.






Crédit Photo : Soleil.sn, Bassirou Diomaye Faye à la Biennale de Dakar





Le Président Bassirou Diomaye Faye, dans un discours particulièrement touchant, a rendu hommage aux figures légendaires de la scène artistique sénégalaise, telles qu'Issa Samb (Joe Ouakam), Souley Keïta et Ibrahima Kébé. Ces artistes, aujourd'hui disparus, ont contribué à forger l'identité de Dak’Art et sont célébrés comme les gardiens de l’âme artistique de cette Biennale. Pour le Président, cette reconnaissance s’inscrit dans une volonté de maintenir vivante la mémoire collective, un socle essentiel pour la transmission de l’art et des savoirs aux générations futures.




Anta Germaine Gaye et Ndoye Dout’s : Hommage aux bâtisseurs de l’art sénégalais


L’allocution présidentielle a atteint un moment d’émotion intense avec l’hommage rendu à Anta Germaine Gaye, maîtresse de la peinture sous verre, et Mouhamadou Ndoye, dit Ndoye Dout’s, décédé récemment. Ces deux figures emblématiques, bien qu'issues de parcours artistiques distincts, partagent une contribution commune et inestimable à l'art sénégalais. Anta Germaine Gaye, à travers ses œuvres détaillées et empreintes d'une technicité rare, a toujours mis un point d’honneur à transmettre son savoir, tandis que Ndoye Dout’s est reconnu pour sa générosité et son implication auprès des plus vulnérables. Tous deux illustrent l’esprit solidaire et l’engagement social des artistes sénégalais, transformant l’art en outil de transmission et de transformation.




La Biennale, un vecteur d'influence mondiale pour l’art africain

La Biennale de Dakar ne se contente pas d'être un rendez-vous artistique ; elle est une plateforme de résonance mondiale pour l'art africain contemporain. Cette année, le président Faye a souligné l’impact de Dak’Art dans la diffusion de la culture et de la créativité africaine à l’international. « Cet événement est une rencontre des esprits et des cultures, une vitrine mondiale de ce que l’Afrique a de meilleur à offrir », a-t-il affirmé. À l’ère de la mondialisation et des défis globaux, Dak'Art incarne une résistance artistique, un espace où les créateurs africains peuvent exprimer leurs voix et trouver un écho à l’échelle planétaire.


Le soutien indéfectible de l’État sénégalais, des partenaires institutionnels, et du secteur privé a permis à la Biennale de s’imposer comme un rendez-vous de premier plan dans le monde de l’art contemporain. Le Président Faye a reconnu les défis auxquels fait face Dak'Art, notamment les contraintes financières et les menaces extérieures, mais a réaffirmé la résilience de cet événement qui, année après année, continue de rayonner et d'attirer un public mondial diversifié.



« The Wake, l’éveil, le sillage, xàll wi » : un thème ancré dans la réalité contemporaine


Le thème de cette édition, « The Wake, l’éveil, le sillage, xàll wi », se veut une réflexion profonde sur la transformation du monde et la façon dont l’art capte l’instant pour en extraire un sens durable. En wolof, xàll wi signifie « la voie », et ce terme, associé à « l’éveil » et « le sillage », invite à une exploration des impacts de l’art sur les consciences. Dans son discours, le Président a évoqué le pouvoir de l’art à transcender le chaos du monde pour en révéler la beauté et la complexité.


La Biennale de Dakar se distingue ainsi non seulement par sa diversité artistique, mais aussi par sa vocation de laboratoire d’idées, un espace de résilience et d’innovation. Elle offre aux artistes un cadre pour réimaginer et transformer la réalité, bâtissant un pont entre le passé, le présent et l’avenir de l’humanité. Au fil des années, cet événement est devenu un lieu de rencontres et de dialogues, un espace où se mêlent les cultures, les esthétiques et les perspectives, façonnant un art résolument tourné vers l’avenir tout en restant ancré dans ses racines africaines.


En somme, cette 34e édition de Dak’Art est une célébration de l’art comme outil de résistance, de transmission, et d’éveil. En honorant les figures emblématiques du passé et en saluant les créateurs actuels, elle réaffirme le rôle de l’art dans le façonnement d’un monde plus conscient et résilient. Au Sénégal, comme dans toute l'Afrique, Dak’Art continue d’inspirer, de susciter des réflexions et de placer l’art contemporain africain au cœur du débat mondial.





Mamadou Elhadji LY / CESTI 

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